Le suicide par la grève
Les syndicalistes ont raison de faire la grève, afin d'essayer de préserver cet acquis social que représentent les régimes spéciaux de retraite : ils sont dans leur bon droit. Cependant, les moyens utilisés pour faire entendre leur voix sont préhistoriques et les membres du gouvernement le savent si bien qu'ils ne craignent pas l'affrontement et savent que celui-ci devrait finalement tourner en leur faveur. En effet, cesser le travail et bloquer la marche des trains ne gênera aucunement le président et ses accolytes dans leur vie quotidienne : ils continueront de jouir de leurs privilèges et de se pavaner devant les caméras en critiquant les syndicalistes qui "prennent les usagers en otage". Par contre, toute une partie de la population ne pourra plus circuler et vaquer à ses occupations, cela venant s'ajouter aux frustrations déjà vécues par les non-riches, qui auront ainsi un peu de mal à se sentir solidaires des grévistes et se laisseront convaincre par la propagande des médias soumis à la volonté des membres de l'élite économique qui ont pris les rènes de l'état français il y a six mois.
Avec cette grève qui bloque le non-riche, c'est comme si les syndicalistes se tiraient une balle dans le pied et les néo-conservateurs qui nous gouvernent ne peuvent que s'en réjouir : l'impopularité des syndicalistes aidera à diviser un peu plus la population du pays. Il est grand temps d'utiliser des moyens d'action syndicale plus appropriés à notre époque : la gratuité pour tous les voyageurs permettrait la mise en place d'une grève qui serait populaire et ne gènerait pas le non-riche de base tout en créant un manque à gagner pour la direction... Que les syndicalistes craignent d'être alors poursuivis en justice est ridicule : ont-ils peur de défendre leurs droits devant un tribunal ? Ont-ils peur d'être licensiés ? A-t-on déjà oublié les ouvriers d'il y a quatre ou cinq générations, qui se faisaient tirer dessus par les soldats de l'armée ou de la garde républicaine lorsqu'il faisaient la grève, alors illégale ? Ces ancêtres-là avaient-ils peur d'enfreindre la loi inique pour défendre leurs droits ? Si ces gens-là n'avaient pas osé déclencher leurs mouvements nous en serions encore à la journée de douze heures, sans sécurité sociale et avec les enfants des pauvres au fond de la mine !
Alors, messieurs les syndicalistes : un peu de courage et d'imagination ! Cessez donc de faire les enfants gâtés et osez mener une grève qui aille dans la bonne direction et ne pénalise pas les non-riches qui sont dans la même galère que vous, en lutte contre l'omnipotence des membres de l'élite économique. En continuant de faire une grève de blocage, je crains que les syndicalistes ne mènent leurs organisations au suicide : c'est pourquoi notre cher président et ses complices se frottent les mains, sachant qu'aujourd'hui les grévistes se tirent une balle dans le pied et que certainement ils iront finalement se jeter sous un train avant la fin de l'année.
Avec cette grève qui bloque le non-riche, c'est comme si les syndicalistes se tiraient une balle dans le pied et les néo-conservateurs qui nous gouvernent ne peuvent que s'en réjouir : l'impopularité des syndicalistes aidera à diviser un peu plus la population du pays. Il est grand temps d'utiliser des moyens d'action syndicale plus appropriés à notre époque : la gratuité pour tous les voyageurs permettrait la mise en place d'une grève qui serait populaire et ne gènerait pas le non-riche de base tout en créant un manque à gagner pour la direction... Que les syndicalistes craignent d'être alors poursuivis en justice est ridicule : ont-ils peur de défendre leurs droits devant un tribunal ? Ont-ils peur d'être licensiés ? A-t-on déjà oublié les ouvriers d'il y a quatre ou cinq générations, qui se faisaient tirer dessus par les soldats de l'armée ou de la garde républicaine lorsqu'il faisaient la grève, alors illégale ? Ces ancêtres-là avaient-ils peur d'enfreindre la loi inique pour défendre leurs droits ? Si ces gens-là n'avaient pas osé déclencher leurs mouvements nous en serions encore à la journée de douze heures, sans sécurité sociale et avec les enfants des pauvres au fond de la mine !
Alors, messieurs les syndicalistes : un peu de courage et d'imagination ! Cessez donc de faire les enfants gâtés et osez mener une grève qui aille dans la bonne direction et ne pénalise pas les non-riches qui sont dans la même galère que vous, en lutte contre l'omnipotence des membres de l'élite économique. En continuant de faire une grève de blocage, je crains que les syndicalistes ne mènent leurs organisations au suicide : c'est pourquoi notre cher président et ses complices se frottent les mains, sachant qu'aujourd'hui les grévistes se tirent une balle dans le pied et que certainement ils iront finalement se jeter sous un train avant la fin de l'année.


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