"Plus belle la vie" à l'Elysée
Bien loin des débats survoltés qui ont jusque dans les années soixante-dix opposés conservateurs et socialistes, nous voici à une époque où le mode de vie et de pensée tantôt décrit comme "bourgeois" semble avoir contaminé la plupart des citoyens de notre république : riches ou non, chacun "désire tout ce qu'il voit" et l'air du temps serine qu'il est indispensable d'accaparer, d'accumuler et de consommer. La propriété privée constitue l'essentiel de l'être social : la réussite s'est de pouvoir priver les autres d'un maximum de choses, de ce qui nous "appartient", même si on n'en fait rien. Dans ce contexte, les tenants du pouvoir s'efforcent d'enfouir sous leurs propagande et mensonges tous les rêves, les espoirs et les victoires socialistes qui ont jalonné l'histoire, dans le but de convaincre les jeunes générations que la société humaine a toujours été et restera toujours comme elle est devenue aujourd'hui : injuste et déséquilibrée.
La quasi-majorité des médias mettent toute leur énergie au service du renforcement de l'ordre établi et ne cessent de répéter que les partis de gauche n'ont aucun programme économique viable, que la société marchande représente l'avenir de l'humanité et que les échanges ne peuvent s'effectuer que selon le modèle capitaliste. Ainsi, nous assistons à une américanisation de la vie politique, qui ne consiste plus dès lors en un débat d'idées mais se transforme en concours de beauté ou de popularité. Les électeurs téléspectateurs, convaincus que tous les programmes politiques sont similaires, plébiscitent des personnes et non plus des idées et au cours de ce processus celui ou celle qui fait le plus parler de lui ou d'elle acquiert un avantage certain sur ses rivaux.
Notre nouveau président et ses riches alliés l'ont bien compris depuis fort longtemps et il fut l'homme politique le plus présent dans les journaux télévisés en 2007, toutes chaînes confondues - cette omniprésence renforçant obligatoirement sa popularité. L'électorat de droite lui étant acquis par automatisme, il s'est rallié celui d'extrème-droite en créant l'infâme ministère de l'identité nationale et cherche désormais à consolider l'adhésion des indécis ou déçus avec des argument qui n'ont plus rien à voir avec la politique, mais relèvent plutôt du domaine des émotions : il lui faut devenir sympathique en simulant la sincérité et déclarant être comme tout un chacun, devenir un peu l'ami de chaque famille. Faire diversion ou divertissement avec sa vie amoureuse, afin de masquer les conséquences socio-culturelles de ses décisions politiques : qu'il divorce ou se trouve une nouvelle partenaire, ses histoires de coeur sont jetées à la figure de tous les français et fascinent une grande partie de concitoyens, qui attendent le prochain épisode avec l'impatience d'un téléspectateur de séries.
Malheureusement, dans ce brouhaha médiatique aux relents de caleçons et petites culottes brodées, il est difficile d'entendre le peu de personnes capables d'encore se révolter et d'agir contre les traitements infligés aux hommes, femmes et enfants que l'on déshumanise en les nommant "sans-papiers". Celui qui impose des quotas "d'expulsables" aux forces de police et de gendramerie ou voudrait que les pauvres travaillent encore plus, au lieu de parler d'augmenter les salaires qui stagnent depuis vingt ans, cherche à imposer le cauchemar socio-économique américain au pays des droits de l'homme et du citoyen et, dans sa démarche si volontaire, il a jeté aux orties la classe et la retenue qu'imposait traditionnellement sa fonction; en ce sens, il innove à nouveau : premier président de la cinquième république issu de l'immigration, il aura aussi été le premier à autoriser l'étalage de sa libido et de ses caprices conjugaux dans tous les médias. Cela pourrait prêter à sourire si lui et ses riches alliés n'étaient pas en train de dépecer, sans vergogne ni opposition, la société et la république françaises.
La quasi-majorité des médias mettent toute leur énergie au service du renforcement de l'ordre établi et ne cessent de répéter que les partis de gauche n'ont aucun programme économique viable, que la société marchande représente l'avenir de l'humanité et que les échanges ne peuvent s'effectuer que selon le modèle capitaliste. Ainsi, nous assistons à une américanisation de la vie politique, qui ne consiste plus dès lors en un débat d'idées mais se transforme en concours de beauté ou de popularité. Les électeurs téléspectateurs, convaincus que tous les programmes politiques sont similaires, plébiscitent des personnes et non plus des idées et au cours de ce processus celui ou celle qui fait le plus parler de lui ou d'elle acquiert un avantage certain sur ses rivaux.
Notre nouveau président et ses riches alliés l'ont bien compris depuis fort longtemps et il fut l'homme politique le plus présent dans les journaux télévisés en 2007, toutes chaînes confondues - cette omniprésence renforçant obligatoirement sa popularité. L'électorat de droite lui étant acquis par automatisme, il s'est rallié celui d'extrème-droite en créant l'infâme ministère de l'identité nationale et cherche désormais à consolider l'adhésion des indécis ou déçus avec des argument qui n'ont plus rien à voir avec la politique, mais relèvent plutôt du domaine des émotions : il lui faut devenir sympathique en simulant la sincérité et déclarant être comme tout un chacun, devenir un peu l'ami de chaque famille. Faire diversion ou divertissement avec sa vie amoureuse, afin de masquer les conséquences socio-culturelles de ses décisions politiques : qu'il divorce ou se trouve une nouvelle partenaire, ses histoires de coeur sont jetées à la figure de tous les français et fascinent une grande partie de concitoyens, qui attendent le prochain épisode avec l'impatience d'un téléspectateur de séries.
Malheureusement, dans ce brouhaha médiatique aux relents de caleçons et petites culottes brodées, il est difficile d'entendre le peu de personnes capables d'encore se révolter et d'agir contre les traitements infligés aux hommes, femmes et enfants que l'on déshumanise en les nommant "sans-papiers". Celui qui impose des quotas "d'expulsables" aux forces de police et de gendramerie ou voudrait que les pauvres travaillent encore plus, au lieu de parler d'augmenter les salaires qui stagnent depuis vingt ans, cherche à imposer le cauchemar socio-économique américain au pays des droits de l'homme et du citoyen et, dans sa démarche si volontaire, il a jeté aux orties la classe et la retenue qu'imposait traditionnellement sa fonction; en ce sens, il innove à nouveau : premier président de la cinquième république issu de l'immigration, il aura aussi été le premier à autoriser l'étalage de sa libido et de ses caprices conjugaux dans tous les médias. Cela pourrait prêter à sourire si lui et ses riches alliés n'étaient pas en train de dépecer, sans vergogne ni opposition, la société et la république françaises.


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