Sur la colline

05 novembre 2008

Devine qui vient dîner ce soir... à la maison blanche

La victoire est sans appel. L'espoir a vaincu la peur dans cette première manche primordiale. Pour une fois, il y avait un choix à faire dans une élection cruciale et l'apathie s'est effacée derrière la volonté de progresser, le sentiment d'impuissance de l'abstentionniste a laissé place à l'enthousiasme de l'électeur convaincu que son opinion comptera. Quel soulagement de voir un tel taux de participation et ce désir d'aller de l'avant après huit années d'obscurantisme agressif. Le résultat est historique et, même si les raisons en sont multiples, le symbole est là, bien vivant pour l'instant, et ses répercussions pourraient bien changer l'esprit du monde. Déjà, l'événement est incroyable pour les humains de la génération qui a vécu la ségrégation et vont devoir accepter cette fissure dans le système de valeurs raciste qui leur a été inculqué: il leur faudra comprendre que beaucoup de jeunes ont voté pour un homme, un leader et un programme, sans se soucier de la couleur de peau de celui qui va se taper de prendre en mains le bordel que son prédécesseur a semé.
En tous les cas, la joie est réelle et la fraîcheur de ce résultat ne sera certainement pas sans effet, même s'il est bien entendu que ce n'est pas demain que l'avidité, l'injustice et les divisions disparaîtront dans le coeur des citoyens de ce pays qui sert de point de référence au reste de l'humanité.