Sur la colline

11 septembre 2013

La moutarde de l'armée syrienne

Cela faisait quelques jours que je me demandais qui donc avait bien pu vendre des armes chimiques ou les composants pour les fabriquer à l'armée syrienne...
Voici donc juste un petit lien, qui donne déjà la réponse dans son intitulé :

http://www.atlantico.fr/pepites/syrie-britanniques-ont-livre-produits-chimiques-bachar-al-assad-durant-six-ans-837273.html

Vive l'amour !

11 juillet 2013

Dur, dur la crise

République ou féodalisme : quelle direction pour notre pays ?
Ci-dessous un article du Monde de ce jour :

"Les 500 premières fortunes de France ne connaissent pas la crise et ont même vu leur richesse globale augmenter de près d'un quart en un an, rapporte l'hebdomadaire Challenges à paraître jeudi 11 juillet.

Leur richesse cumulée s'établit désormais à 330 milliards d'euros et n'a jamais été aussi élevée depuis 1996, année où Challenges a lancé le classement des "500". Elle a quadruplé en une décennie et représente 16 % du produit intérieur brut du pays. Elle compte aussi pour 10 % du patrimoine financier des Français, "soit un dixième de la richesse entre les mains d'un cent-millième de la population", affirme Challenges."
 

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10 février 2012

Le banquisme s'installe

Voilà que l'élite économique est en train d'asseoir son pouvoir et d'accaparer définitivement l'organisation démocratique à son seul profit.
Aprés avoir dressé au moins deux générations à se résigner au travail infini sans autre contre-partie que la survie ("c'est la crise depuis 1973"), voici que les membres de la meute oligarchique (ces gens qui perçoivent des revenus sans travailler, mais "font travailler leur argent") sont parvenus à imposer leurs vues sur la manière dont nous devrions partager les richesses produites par toutes celles et ceux qui se lèvent chaque matin pour faire tourner la machine à pognon.

Et le "banquisme" s'installe dans chaque pays européen : pour rembourser une dette qui fait penser à celle des pays africains, un gouvernement élu ou pas (peu importe) parvient à imposer des mesures rétrogrades qui piétinent allégrement toutes les avancées sociales du 20ème siècle.
Le gouvernement espagnol a, entre autres réformes, abaissé en début d'année le salaire minimum ! Le FMI propose à celui de Grèce de supprimer 15000 postes de fonctionnaires (vous savez ces fainéants qui passent leurs journées à regarder la pendule), "libéraliser" le code du travail et baisser le salaire minimum de 22% (de 751 à 600 euros par mois) - et ne parlons pas de la réforme du système de retraite... Ce qui se passe en Italie n'est pas plus joli avec un litre d'essence à 1,70 euros.
La partie est-elle perdue pour autant ? Le banquisme va-t-il se répandre comme le fascisme en '40 ?
Une poignée d'humains formant cette meute oligarchique arrivent à imposer leurs visions du partage des richesses à une masse hétéroclite à la conscience atomisée. Etre riche est l'idéal de notre culture; ainsi, les riches règnent et les autres triment et rêvent d'être riches. Tant que les non-riches idéaliseront la vie des sur-riches, la gabégie s'affirmera.
Et je tourne mon cerveau vers le peuple grec avec un espoir frémissant : que ces gens-là soient ceux qui disent "merde" aux banquiers et leurs cousins rentiers, mais surtout que, par-delà la colère, ils aient la force d'imaginer une autre manière de s'organiser et de commencer à réaliser qu'ils sont la Grèce et qu'ils ne doivent rien à personne.
Les créateurs de richesse ont quand même quelques cartes en main, il leur manque juste un peu de solidarité, ils pourraient : faire la grève des impôts sur le revenu, que les commerçants et artisans fassent la grève de la TVA (ils la mettent dans un coin et ne la reverseront à l'Etat qu'aprés négociations) et que les clampins retirent leur cash de la banque. Ce serait un début prometteur !
Mais comment imaginer que tous ces esprits fatigués et atomisés réalisent que ce sont ces sur-riches qu'ils admirent qui mettent vraiment des bâtons dans leurs roues de non-riches ? Mieux vaut se méfier de son voisin qui n'est pas d'ici.

16 mars 2011

Message anodin

Bonjour, je m'appelle Jean-Claude, j'ai 69 ans et je suis encore obligé de travailler - quid donc de la retraite à 62 ans ? Mais, comme beaucoup de mes compatriotes, je n'ai pas le choix : c'est le monde dans lequel on vit et je resterais certainement à mon poste pour quelques années. Heureusement, je n'ai pas de loyer à payer car je suis logé à l'oeil; en plus, dès que je dépense trois ronds je me fais rembourser illico : en effet, tous mes frais sont pris en charge par mes employeurs. Du coup, mon salaire c'est de l'argent de poche.
Je touche à peine vingt huit mille sept cent soixante et onze euros par mois : comme tout le monde, je fais un effort en ces temps de crise et lorsque je m'adresse à tous les employeurs d'Europe et de Navarre je leur dis clairement : "augmenter les salaires (de celles et ceux qui payent le mien) serait la dernière bétise à faire" !
Bien sûr, croyez-vous qu'il soit raisonnable de réduire les profits qui s'envolent vers les comptes helvètes de mes camarades improductifs et de les distribuer aux vrais créateurs de richesse (qui sont si soulagés de n'être ni au chômage ni à la rue) ?
Comment voulez-vous que mes compères s'enrichissent au-delà de l'indécence si on commence à rendre aux prolos les fruits de leur travail ?
En tout cas, j'espère que tous ces gens qui n'arrivent pas à payer leur loyer, le dentiste ou les vacances se rendent compte de la chance qu'ils ont d'avoir un emploi et de l'électricité nucléaire.
Pour ma part, je continuerai jusqu'au bout mon combat pour l'inégale répartition des richesses du travail productif vers le capital des oisifs de la haute bourgeoisie et je vous souhaite une bonne journée.

"Selon le journal l'Express, la rémunération de Jean Claude Trichet en tant que président de la Banque centrale européenne à Francfort est de 345 252 € auxquels s'ajoutent la résidence et les frais de représentation." (Wikipedia)

17 février 2011

Assez ! Ni sons ni truands !

Combien de temps encore pourrons-nous supporter sur nos épaules de besogneux tout un tas de parasites qui se disent responsables politiques ? Combien encore d'inaptes ineptes pourront-ils se remplir les poches et celles des membres de leur clan ? Combien de temps allons-nous encore fermer les yeux sur les passe-droits, les "je m'en fous c'est moi le chef" et les "si t'es pas content c'est pareil" ?
La raie publique n'est plus une raie à force de se le faire mettre bien profond par une poignée de profiteurs. Souillé et trainé dans la boue de l'argent facile, l'appareil politique est rongé par le cancer de tous ces improductifs en costume trois pièces et villas 15 pièces... Boycott des urnes, assassinats ciblés ou bien tartes à la crème ?
Il faudrait un véritable mouvement d'assainissement, une purge des assemblées, de ces soi-disants représentants du peuple et un partage équitable de tout l'argent qu'ils ont volé à la communauté trimante. Assainissons avant que la tête pourrie de Marianne ne tombe par terre et que le pouvoir ne soit récupéré par des fachos mués en sauveurs...
Il y a certainement plus de gens honnêtes en prison que sur les bancs de ces assemblées que l'on dit représentatives. Trouvez m'en un qui soit vraiment au service des non-élus et dont le compte en banque ne soit pas devenu obèse aprés sa prise de fonction...
Bah, c'est pas grave il y a un cool truc à la télé ce soir.

23 décembre 2010

Et je copie raïte

"L'ivresse est la revanche de la nature sur la culture." Vous avez une heure, puis je ramasse les copies.

06 mai 2009

Article vu sur "lemonde.fr" - No comments

Selon Le Canard enchaîné du 6 mai, des policiers en civil ont volontairement provoqué les gendarmes mobiles chargés de disperser la fin du cortège du 1er Mai à Paris, place de la Bastille. "Une demi-douzaine d'encapuchonnés, baskets aux pieds, crânes rasés et bardés d'autocollants 'Casse-toi pauv'con' ou 'Rêve général', volent au secours de leurs camarades zonards", "un groupe de jeunes punks" qui se trouvaient sur les marches de l'Opéra-Bastille, raconte le journal. La tension monte, les interpellations aussi, "sauf la demi-douzaine de provocateurs qui réussissent à s'évaporer. Et pour cause", souligne Le Canard.
L'hebdomadaire satirique déclare disposer de photographies de ces "chauffeurs", sortant peu auparavant "deux par deux, de fourgons de police stationnés boulevard Richard-Lenoir". Du côté de la préfecture de police, on ne nie pas les faits. Ces policiers en civil qui traquent le flagrant délit, quitte à le susciter, font partie d'une "compagnie de sécurisation", créée officiellement en 2005 par [l'actuel président de la république], alors ministre de l'intérieur, afin de "protéger les manifestants" contre les casseurs à l'issue des manifestations lycéennes. Depuis, cette compagnie a écumé d'autres manifestations et, selon le journal, "il est question d'en créer d'autres ailleurs en France".