Sur la colline

23 mai 2006

CP... quoi déjà ?

CP rimé, où sont-il tous passés ?
E, c'était qui d'ailleurs et quand déjà ?
Là-bas, dans les murs de l'université,
Où le savoir est conservé, tu les vois ?
Ils buchent les exams et préparent leurs CV,
On peut pas passer son temps à faire la révolution
Faut protéger l'ego et penser à manger
Et puis y a du foot à la télévision.

Tu viens, on va faire un tour au jardin
Et célébrer le mois de juin.

16 mai 2006

Vive la révolution

Eh citoyen ! Où sont passés les sans-culottes ?
Et leurs piques, leur colère et leurs bonnets ?
— M'enfin, tu t'croies où mon pote ?
Ils sont tous devant la télé !

15 mai 2006

Le temps des cerises

Les hommes politiques doués de convictions et capables d'influer sur les relations économiques sont en voie de disparition. C'est sans doute le résultat de l'évolution de l'espèce et deux nouveaux modèles ont vu le jour, deux nouveaux types d'homme "politique" issus de la moisissure du système dit démocratique - les deux sont, bien sûr, générés par le camp de la pensée unique, ce que nous appelons les libéraux de ce côté de l'océan, puisque la gauche ne produit plus rien de convaincant.

Le premier genre est celui de l'idiot du village, le populiste un peu niais mais plein de bon sens et auquel les gens de la plèbe peuvent aisément s'identifier : il se présente comme étranger au monde de la politique politicienne, proche du lambda et doué d'une extraordinaire capacité à s'entourer de conseillers vaillants et compétents; en général, il croit aussi ouvertement en dieu. Ainsi, les convictions qu'il mettra en avant ne seront pas d'ordre politique mais plutôt personnelles et son capital confiance se bâtira sur son image de mec-comme-tout-le-monde.

Au second type nous accorderons le mérite d'être plus franc : c'est le business man qui entre en politique. Ici, le voile tombe et la suprématie de l'économique sur le politique s'affirme sans complexe; le personnage est, lui aussi, différent des politiques politiciens et met en avant sa capacité de meneur d'hommes, dont le bon sens ne serait pas gâté par quelques dogmes théoriques générés par le clivage droite-gauche.

Malheureusement, ces deux nouveaux genres de représentants qui prennent les rènes de divers gouvernements dans le monde occidental ne sont que les deux faces du même phénomène : l'aboutissement de plusieurs décades de combat au cours desquelles les tenants du pouvoir économique ont tenté de récupérer le pouvoir politique. La contre-révolution est donc sur le point de s'achever par la victoire de la noblesse économique qui s'empare du pouvoir politique. Car, populiste niais et business man sont tous les deux issus du même monde : ce monde où l'on fait travailler son argent plutôt que de travailler soi-même.
Quand reviendra-t-il, le temps des cerises ?