Politique spectacle
Les chantres du libéralisme débridé voudraient nous faire croire qu'en politique le débat d'idées n'a plus de raison d'être, puisque le capitalisme se serait imposé comme l'unique modéle économique viable. Enfouies sous les débris du rideau de fer, les idées socialistes et humanistes seraient définitivement reléguées aux oubliettes de l'histoire, au nom d'un pseudo réalisme économique. En martelant ce genre de fausse vérité, les tenants du libéralisme espèrent imposer leur pensée unique et générer le découragement et l'apathie dans les rangs de la plèbe, à défaut de susciter l'adhésion globale.
La montée en puissance de la politique spectacle est le résultat de cette approche libérale, qui proclame la fin du combat des idées et la naturalisation du modèle capitaliste, dans lequel le travail humain se retrouve subordonné aux intérêts financiers.
Dès lors, l'homme politique ne met plus en avant ses convictions pour se distinguer et la différenciation de l'un à l'autre se fera sur le plan affectif au lieu de se faire sur le plan idéologique. L'humain néopostmoderne n'est plus citoyen, mais consommateur, et le camp des libéraux le pousse à adopter une approche consumériste de la compétition politique : en gros, tous ces produits se resemblent, il faudra donc choisir par rapport à l'emballage, puisque le contenu économique ne serait plus amené à varier désormais. Et voici bébé Bush aux États-Unis, Berluscono en Italie, avec leur image populiste ancrée dans les spécificités de leur culture : ni l'un ni l'autre ne pourrait être élu dans un autre pays, car leur avantage c'est ce lien affectif qu'ils entretiennent avec une partie de leur population qui reconnait en leur image les spécificités culturelles de leur nation.
Puisque les différences idéologiques s'effacent, le choix se fait sur l'image projetée et sa correspondance avec les critères d'identification socio-culturels : Berluscono n'aurait aucune chance d'être élu en Allemagne ou en Grèce, pas plus que bébé Bush en Irlande ou au Canada. Ils incarnent chacun le gars typique de chez eux, le mec "comme tout le monde" auquel le prolo désidéalisé peut s'identifier.
En France, le chef de file de cette tendance de politique spectacle, c'est bien sûr Sarkollepin, le français typique, fils d'immigré qui casse les couilles aux étrangers, petit et pas beau mais volontaire et courageux, voire malin et névrosé, obsédé par sa réussite personnelle. Il y a aussi le français romantique et un peu poète, classieux et beau gosse : De Villekosy. Nul ne s'intéresse à leur programme économique ou social, l'important c'est leur gueule et leurs manières...
Alors, si le débat d'idées ne revient pas au premier plan dans notre pays, le parti socialiste a peut-être une chance à saisir, en surfant (pour la bonne cause) cette vague de politique spectacle : présenter une candidate à la présidentielle.
En fait, l'image devient plus importante que la substance.
La montée en puissance de la politique spectacle est le résultat de cette approche libérale, qui proclame la fin du combat des idées et la naturalisation du modèle capitaliste, dans lequel le travail humain se retrouve subordonné aux intérêts financiers.
Dès lors, l'homme politique ne met plus en avant ses convictions pour se distinguer et la différenciation de l'un à l'autre se fera sur le plan affectif au lieu de se faire sur le plan idéologique. L'humain néopostmoderne n'est plus citoyen, mais consommateur, et le camp des libéraux le pousse à adopter une approche consumériste de la compétition politique : en gros, tous ces produits se resemblent, il faudra donc choisir par rapport à l'emballage, puisque le contenu économique ne serait plus amené à varier désormais. Et voici bébé Bush aux États-Unis, Berluscono en Italie, avec leur image populiste ancrée dans les spécificités de leur culture : ni l'un ni l'autre ne pourrait être élu dans un autre pays, car leur avantage c'est ce lien affectif qu'ils entretiennent avec une partie de leur population qui reconnait en leur image les spécificités culturelles de leur nation.
Puisque les différences idéologiques s'effacent, le choix se fait sur l'image projetée et sa correspondance avec les critères d'identification socio-culturels : Berluscono n'aurait aucune chance d'être élu en Allemagne ou en Grèce, pas plus que bébé Bush en Irlande ou au Canada. Ils incarnent chacun le gars typique de chez eux, le mec "comme tout le monde" auquel le prolo désidéalisé peut s'identifier.
En France, le chef de file de cette tendance de politique spectacle, c'est bien sûr Sarkollepin, le français typique, fils d'immigré qui casse les couilles aux étrangers, petit et pas beau mais volontaire et courageux, voire malin et névrosé, obsédé par sa réussite personnelle. Il y a aussi le français romantique et un peu poète, classieux et beau gosse : De Villekosy. Nul ne s'intéresse à leur programme économique ou social, l'important c'est leur gueule et leurs manières...
Alors, si le débat d'idées ne revient pas au premier plan dans notre pays, le parti socialiste a peut-être une chance à saisir, en surfant (pour la bonne cause) cette vague de politique spectacle : présenter une candidate à la présidentielle.
En fait, l'image devient plus importante que la substance.


0 Comments:
Enregistrer un commentaire
<< Home