Sur la colline

16 avril 2006

En vrac

La faillite du politique fait le lit du religieux.
La persuasion ne s'appuie plus sur la raison.
Rentrez chez vous, la lutte des classes est finie.
La colonisation de l'imaginaire met l'humanité en grand danger.
Et vivent les pétomanes agoraphiles.

13 avril 2006

Drôle de bonobo

Ils ont l'air bizarre ces bonobos...
un peu de lecture

12 avril 2006

Aperçu hédoniste

–inspiré de l'ouvrage de Michel Onfray, "Contre-histoire de la philosophie (1) les sagesses antiques"
L'ataraxie (ça parle de bonheur : ouvrez vos dicos !) est le but du philosophe hédoniste. Reste à définir le bonheur ou les plaisirs : l'absence de souffrance ? tout plaisir est relatif, complètement subjectif : ça dépend des gens et des circonstances.
Et puis, chez les plaisirs, il y a les plaisirs naturels et les plaisirs non-naturels; il y a aussi les plaisirs nécessaires et les plaisirs non-nécessaires. Manger, se rassasier c'est naturel et nécessaire (si on ne mange pas on meurt). Il y aurait donc les plaisirs naturels nécessaires, les plaisirs naturels non-nécessaires, les plaisirs non-naturels nécessaires et les plaisirs non-naturels non-nécessaires : la classification peut varier selon les individus.
Une petite souffrance qui engendre un plus grand plaisir peut être acceptable; un grand plaisir qui entraîne une souffrance importante ne vaut pas la peine.
L'âme et le corps ne sont pas séparés ni opposés - mais font partie du même tout : l'individu.
La mort, on s'en fout puisqu'on est vivant pour le moment, quand on sera mort on ne le saura pas puisqu'on ne sera plus.
Pas de vie après la mort, juste décomposition en atomes élémentaires, atomes du corps, atomes de l'âme et disparition de l'unité qui formait l'individu.
S'occuper du présent, puisque l'avenir n'existe pas encore et que le passé n'existe plus et ne pourra plus exister.
Le corps n'est pas sale, l'âme pas pure; la souffrance n'est pas fatale ni glorieuse; les idées n'existent pas d'elles-mêmes mais toujours relativement à un individu et son époque : Platon gros con ! à sa république athénienne avec ses hiérarchies nationalistes et machistes et son philosophe-roi, Épicure oppose son jardin où les femmes sont aussi philosophes, l'amitié, la joie de vivre, la satisfaction des plaisirs frugaux et la réflexion philosophique basée sur ce que les sens communiquent à l'individu, définitivement enracinée dans la terre et non pas produit par une masturbation intellectuelle élitiste.
Épicure ne craint pas de se salir les mains : lorsqu'il philosophe il reste humain. Il incarne sa philosophie à l'inverse de ceux qui ne font que la professer. Proche de la nature, il se méfie de la culture et en raille les aspects ridicules et aliénants.

09 avril 2006

Politique spectacle

Les chantres du libéralisme débridé voudraient nous faire croire qu'en politique le débat d'idées n'a plus de raison d'être, puisque le capitalisme se serait imposé comme l'unique modéle économique viable. Enfouies sous les débris du rideau de fer, les idées socialistes et humanistes seraient définitivement reléguées aux oubliettes de l'histoire, au nom d'un pseudo réalisme économique. En martelant ce genre de fausse vérité, les tenants du libéralisme espèrent imposer leur pensée unique et générer le découragement et l'apathie dans les rangs de la plèbe, à défaut de susciter l'adhésion globale.
La montée en puissance de la politique spectacle est le résultat de cette approche libérale, qui proclame la fin du combat des idées et la naturalisation du modèle capitaliste, dans lequel le travail humain se retrouve subordonné aux intérêts financiers.

Dès lors, l'homme politique ne met plus en avant ses convictions pour se distinguer et la différenciation de l'un à l'autre se fera sur le plan affectif au lieu de se faire sur le plan idéologique. L'humain néopostmoderne n'est plus citoyen, mais consommateur, et le camp des libéraux le pousse à adopter une approche consumériste de la compétition politique : en gros, tous ces produits se resemblent, il faudra donc choisir par rapport à l'emballage, puisque le contenu économique ne serait plus amené à varier désormais. Et voici bébé Bush aux États-Unis, Berluscono en Italie, avec leur image populiste ancrée dans les spécificités de leur culture : ni l'un ni l'autre ne pourrait être élu dans un autre pays, car leur avantage c'est ce lien affectif qu'ils entretiennent avec une partie de leur population qui reconnait en leur image les spécificités culturelles de leur nation.
Puisque les différences idéologiques s'effacent, le choix se fait sur l'image projetée et sa correspondance avec les critères d'identification socio-culturels : Berluscono n'aurait aucune chance d'être élu en Allemagne ou en Grèce, pas plus que bébé Bush en Irlande ou au Canada. Ils incarnent chacun le gars typique de chez eux, le mec "comme tout le monde" auquel le prolo désidéalisé peut s'identifier.
En France, le chef de file de cette tendance de politique spectacle, c'est bien sûr Sarkollepin, le français typique, fils d'immigré qui casse les couilles aux étrangers, petit et pas beau mais volontaire et courageux, voire malin et névrosé, obsédé par sa réussite personnelle. Il y a aussi le français romantique et un peu poète, classieux et beau gosse : De Villekosy. Nul ne s'intéresse à leur programme économique ou social, l'important c'est leur gueule et leurs manières...
Alors, si le débat d'idées ne revient pas au premier plan dans notre pays, le parti socialiste a peut-être une chance à saisir, en surfant (pour la bonne cause) cette vague de politique spectacle : présenter une candidate à la présidentielle.
En fait, l'image devient plus importante que la substance.

04 avril 2006

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03 avril 2006

Voeu pieux et mot juste

Éliminons donc le mot "racisme" de notre vocabulaire et cela aidera à nettoyer la pensée. En effet, lorsque vous utilisez ce terme, vous admettez donc ce concept ascientifique et incorrect de "race" qui divise les humains en divers groupes étanches. "Race" et "racisme" devraient ainsi disparaitre du langage : puisque les races n'existent pas chez les humains, le racisme ne décrit rien de véridique.

C'est la xenophobie qui pollue les relations humaines. Ici, nous avons un mot qui possède un sens : xénos, étranger et phobie, la peur. Voici une description claire de ce phénomène qui ne renforce pas de faux concept théorique, mais désigne explicitement ce dont il s'agit : avoir peur de l'étranger. Nous sommes là dans le domaine du réel et non pas du fantasme et en l'utilisant, nous saisissons mieux ce sentiment basé sur la peur et donc sur l'ignorance, puisque celle-ci est mère de toutes les peurs, toutes les phobies.

Alors, de grâce, rejettons ce "racisme" aux oubliettes de l'histoire du vocabulaire et employons les mots justes pour dénoncer les maux qui polluent. Annoncer qu'un français sur trois se déclare "raciste" nuit à la compréhension, par contre savoir que un sur trois est xénophobe c'est prendre conscience de cette peur née de l'ignorance et de la racine de ce sentiment anti-humain, le diagnostic est bien plus juste, la cause est identifiée et l'ennemi ne se cache plus derrière un faux concept. Dès lors, il apparait clairement que le combat des tolérants doit consciemment cibler la cause de ce fléau et s'attaquer à l'ignorance et au flot de peurs qu'elle engendre.